Sérials killers



DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT (1984)

 

Titre original : Silent Night, Deadly Night
Nationalité : USA
Genre : horreur
Année : 1984
Réalisateur : Charles E. Sellier, Jr.
Acteurs : Robert Brian Wilson, Lilyan Chauvin, Gilmer McCormick, Toni Nero, Linnea Quigley, …


 
Dans la très longue lignée des slashers movies qui pullulent durant les années 80, figure Douce Nuit, sanglante nuit, réalisé par Charles E. Sellier Jr. en 1984.
  Traumatisé par le meurtre de ses parents la veille de Noël alors qu’il était petit, le jeune Billy est recueilli dans un orphelinat dirigé par des nonnes. Devenu adolescent, Billy doit se déguiser en père Noël pour le réveillon. Cela va déclencher chez lui une fureur dévastatrice et sanglante...

  Telle est en résumé l’histoire de ce Douce Nuit, sanglante nuit, dont l’originalité est de désacraliser l’image du père Noël pour en faire un tueur sadique. Il ne faut pas chercher cependant de dimension psychologique, le scénario et les personnages manquant singulièrement de finesse. Ainsi la cruelle mère supérieure persécutant le jeune Billy. Quant au personnage principal, il est incarné par l’inexpressif Robert Brian Wilson, acteur dont la courte carrière se stoppera au début des années 90. 
                                                                                         Billy, tueur de Noël légèrement ringard ...

 
La réalisation de Charles E. Sellier Jr. est assez conventionnelle, mais les meurtres sont cependant filmé avec originalité. Parmi les victimes du tueur, on reconnaîtra Linnea Quigley, qui allait être révélée peu de temps après par son rôle dans Le Retour des morts vivants.


                                         Linnea Quigley dans son rôle son rôle habituel de victime dénudée du tueur


 
Douce Nuit, sanglante nuit est très loin d’arriver au niveau d’un film comme Halloween (1978). Il parvient pourtant à se démarquer des autres slashers movies de l’époque, plus cependant pour l’originalité de sa thématique (le cadre de la fête de Noël) que de par sa réalisation et son traitement assez basiques.

  Lors de sa sortie aux Etats-Unis, le film a fait l’objet d’une polémique et a suscité le scandale auprès de la presse spécialisée, du fait de l’image négative qu’il renvoyait de Noël et des fêtes de fin d’année, brisant le mythe du gentil père Noël.


                                           Les meurtres manquent cruellement d'inventivité ... tout comme la réalisation




KANNIBAL (2001)


Titre original : id.
Nationalité : USA/G.B.
Genre : horreur
Année : 2001
Réalisateur : Richard Driscoll
Acteurs : Steven Craine, Linnea Quigley, Lucien Morgan, Vass Anderson, Eileen Daly, Steven Evans, Chris Power, ...

  Réalisé par Richard Driscoll (qui tient également ici le rôle principal sous le nom de Steven Craine) en 2001 et tourné en Grande-Bretagne, Kannibal réunit deux scream queens relativement populaires : l'actrice américaine Linnea Quigley (Le Retour des morts vivants, Creepozoids) et la Britannique Eileen Daly (Razor Blade). Deux actrices qui apprécient les rôles sulfureux.
    Kannibal fait directement référence au film Hannibal, la suite du Silence des Agneaux réalisée par Ridley Scott en 2000. Cependant, pas de Clarice Starling ici, puisque le film met en scène le personnage de Georgina Thereshkova (Linnea Quigley), qui dirige la mafia russe implantée à Londres, mais aussi une maison de production de films pornographiques (comme par hasard ...). Eileen Daly quant à elle, incarne son assistante, et accessoirement, sa maîtresse. Précisons cependant que Georgina aime  torturer les employées qui ne remplissent pas leur mission correctement. Dans une des scènes du film, elle attache l'une d'entre elle, la déshabille, puis la torture avec une cravache, avant de l'achever avec un couteau. Mais le véritable problème de Georgina, c'est qu'un tueur a décidé de supprimer tout son entourage. Ce tueur, est un médecin légiste de Scotland Yard nommé Quinn (Steven Craine), dont la femme et le bébé ont été involontairement  tués par la mafia. Il cherche donc à se venger de Georgina en tuant tous ses proches (dont Eileen Daly, crucifiée sur l'autel d'une église). Ce tueur à une particularité, c'est qu'il arrache le foie de ses victimes et qu'il le savoure  en écoutant du Mozart ou du Beethoven.

                                                                                    Quelques scènes gores ...

                                                       ... Mais beaucoup de scènes de sexe entre Linnea Quigley et Eileen Daly

                                    
     Autant le dire tout de suite, le scénario de Kannibal est dénué de tout intérêt. Outre le fait qu'il plagie ouvertement le film Hannibal, il apparaît surtout comme une série Z qui se donne des airs de grand film. La scène d'introduction -une scène de crime avec des corps mutilés- laisse pourtant présager un film d'horreur particulièrement gore, avec pour toile de fond une enquête policière. Pourtant, après le générique de début, Linnea Quigley et Eileen Daly sont déjà en train de se caresser, et on devine alors plus clairement les motivations du réalisateur : exploiter au maximum ses actrices dans des scènes de nu. Bien sûr, des scènes totalement inutiles font leur apparition : une prostituée qui fait un striptease dans l'autel d'une église, Linnea Quigley et Eileen Daly qui couchent ensemble, ... A  côté de tout cela, une enquête policière bien discrète, quelques meurtres ça et là, pour une histoire de vengeance qui atteint les sommets du ridicule. La mise en scène quant à elle, n'arrange rien. Le réalisateur -sans doute persuadé de tourner un grand film- accumule les effets de caméras et donne à l'ensemble un effet très clip et surtout, très tape à l'oeil.


                                                        La redoutable Georgina Thereshkova (Linnea Quigley)


                                                     Le psychopate  Anthony Quinn (alias Anthony Hopkins ... heu, Steven Craine)



   Les acteurs enfin, se distinguent par leur médiocrité. Steven Craine, qui se prend pour Stephen Hopkins, surjoue à mort un personnage dont on ne comprend pas très bien les motivations (Quinn veut venger la mort de sa femme et de son enfant certes, mais pourquoi est t-il devenu cannibale?). Linnea Quigley a l'air de bien s'amuser dans son rôle de mafieuse sadique, même si elle en fait des tonnes en jouant à fond la provocation. Quant à Eileen Daly, qui incarnait une vampire sympathique dans le film Razor Blade, elle est ici complètement nulle, se contentant d'apparaître nue dans chacune des scènes où elle figure. 
   Que retenir de ce Kannibal? Une série Z qui se donne des airs de grands films. Le réalisateur, qui avait réussi à regrouper Linnea Quigley et Eileen Daly dans un même film, a joué la carte de la facilité en capitalisant sur le physique de ses actrices et sur les nombreuses scènes de sexe qui parsèment le film. A noter que Eileen Daly a récemment retrouvé Richard Driscoll avec le tournage du film anglais Alone in the Dark (2005).


                                           


    
                       
















                          Linnea Quigley joue à fond la carte de la provocation



Extrait du film Kannibal        
http://www.dailymotion.com/video/x52ofk_linnea-quigley-kannibal_shortfilms



 

AMERICAN NIGHTMARE (2002)

 

Titre original : id.

Nationalité : USA

Genre : thriller
Année : 2002

 

Réalisateur : Jon Keeyes

Acteurs : Debbie Rochon, Brandy Little, Johnny Sneed, Robert McCollum, Kristen McCollum, Heather Haase, Rebecca Stacey, Chris Ryan, Brinke Stevens, …

 

  American Nightmare, réalisé par Jon Keeyes en 2002 s’apparente à première vue comme un enième slasher dans la vague de Scream. Mais ce qui le différencie des films pour adolescents est la dimension psychologique du tueur -ou plutôt de la tueuse- interprétée avec talent par Debbie Rochon (Terror Firmer, Witchouse 3). Alors que la nuit d’Halloween tombe sur les Etats-Unis et qu’une macabre émission de radio diffuse des témoignages d’expériences de la peur, sept amis réunis dans un bar, jouent eux aussi à se raconter des histoires terrifiantes. Après qu’ils se soient séparés, une tueuse sort de l’ombre et les élimine les uns après les autres, non sans avoir pris plaisir à jouer avec ses victimes.


                                                                         Des victimes ...


 
Loin de verser dans la facilité des effets gore, American Nightmare ne fait que suggérer la violence. Jon Keeyes préfère se concentrer sur les motivations et sur la personnalité de la tueuse, plutôt que sur les victimes. C’est là toute l’originalité du film, et ce qui le différencie des slashers habituels.


                                                                        Une tueuse ...

  
Outre sa réalisation habile et son scénario novateur, l’attrait principal d’American Nightmare réside dans son casting, et surtout dans la prestation de son actrice principale, Debbie Rochon. Tour à tour provoquante, nevrosée, fragile, elle fait ressortir toute la folie et l’ambiguité de son personnage. Ce qui fait toute la force du film. Le reste du casting comporte également Brandy Little, dans le rôle de la victime harcelée, ainsi que Brinke Stevens, populaire scream queen des années 80, qui fait ici un caméo.


 


 











A la fois hystérique, fragile ou provoquante, Debbie Rochon sait donner vie à son personnage.

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