Science-fiction



CREEPOZOIDS (1987)


Nationalité : USA
Genre : horreur   
Année : 1987                 
Réalisateur : David DeCoteau
Interprètes : Linnea Quigley, Richard L. Hawkins, Michael Aranda, Kim McKamy, Ken Abraham,...

   Réalisé par David DeCoteau en 1987, Creepozoids met en scène un monde post-apocalyptique ravagé par les guerres nucléaires et les pluies acides. Un groupe de cinq militaires (trois hommes et deux femmes, dont Linnea Quigley) ayant deserté l'armée, trouve refuge dans un étrange complexe de recherches scientifiques ayant servi à des expériences top secrètes. Des mutants humanoïdes (les Creepozoids en question) rôdent cependant au sein du laboratoire désaffecté.

   Ce que l'on remarque en premier dans Creepozoids, c'est le faible budget du film. Pour ce qui est de la guerre nucléaire en question, le réalisateur n'a pas eu les moyens de la filmer, et c'est un texte d'introduction (accompagné d'une voix off dans la VF) qui informe le spectateur des événements. On aperçoit ensuite le groupe de soldats ayant deserté l'armée. Le monde post-apocalyptique se résume à un terrain vague, et il faut voir les militaires escalader un mur haut de 1m50 comme s'ils accomplissaient un effort surhumain et traîner du pied comme s'ils étaient épuisés (à moins que ce ne soit le manque de motivation des acteurs). 
  Le scénario du film est loin d'être dénué de faiblesses. Tout d'abord, le spectateur ne connaît pas l'origine exacte des monstres. Mais ceci n'est rien comparé aux réactions stupides des personnages. Au début du film, alors que nos cinq militaires viennent de s'installer dans le laboratoire abandonné, l'un d'entre eux se réveille en pleine nuit, ouvre un livre au hasard, et tombe sur une disquette (le film date de 1987), sorte de journal de bord des scientifiques qui travaillaient auparavant sur les lieux. De plus, les personnages passent la majeure partie de leur temps à ramper dans des conduits d'aération, suivant les traces laissées par la mystérieuse créature. Et lorsque le monstre se trouve en présence des personnages, aucun d'entre eux ne semble la voir avant qu'elle ne les attaque (surtout dans le combat final, où le personnage regarde en l'air alors que la créature l'attaque par devant). Citons également les répliques bien inspirées lorsque les deux protagonistes féminins attendent le retour des deux autres soldats parrtis inspecter les lieux : "Cela fait longtemps qu'ils sont partis, ils devraient être revenus!" s'exclame la première. Et l'autre de lui répondre : "Non, cela ne fait pas si longtemps qu'ils sont partis". Les situations, souvent invraisemblables, et les dialogues grotesques, prêtent à sourire.


                                                                            Ah, ces fichus conduits d'aération!

  
  Pour ce qui est des acteurs, pas de figures connues, si ce n'est la scream queen  Linnea Quigley, qui tient ici la vedette. Petite icône du fantastique depuis sa participation au Retour des morts vivants (1985), l'actrice a ensuite poursuivi une carrière prolifique dans le cinéma Z. Le réalisateur David DeCoteau, qui l'avait d'ailleurs fait tourner la même année dans Nightmare Sisters, la dirigera ensuite à de nombreuses reprises (Sorority Babes in the Slimball Bowl-O-Rama, Deadly embrace, ...). Les autres interprètes ont eu une carrière moins retentissante. L'actrice Kim McKamy apparaîtra plus tard dans des épisodes de séries télévisées, dont "X-Files", et dans quelques films tels que Willard et The One, parallèlement à une carrière dans le X, sous un autre pseudonyme.
   Le film vaut donc pour la présence de Linnea Quigley (également co-productrice du projet) qui use du pistolet, crie, se bat comme une guerrière, tout en trouvant le temps de prendre une douche où elle révèle une plastique impeccable. Eh oui, il ne faut pas s'attendre à un grand jeu d'acteur!



                                                                           LInnea Quigley qui joue les guerrières ...

                                                                           ... Et sous la douche, en bonne compagnie



  On nage donc en pleine série Z, et ce ne sont pas les effets spéciaux qui diront le contraire. Les monstres de Creepozoids se résument en effet à un rat en peluche géant (que les acteurs secouent dans tous les sens afin de le rendre plus féroce à l'écran), un alien qui ressemble justement beaucoup à celui du film Alien (drôle de coïncidence), mais aussi -clou du spectacle- un foetus cannibale, avide de sang frais. Toutefois, le réalisateur parvient à éviter le ridicule (exception faite du rat en peluche) en évitant de trop montrer les créatures à l'écran. La réalisation du film en elle-même, en regard du faible budget, reste honnête, même si elle est loin d'atteindre des sommets. La scène de combat final entre l'un des protagonistes (le dernier survivant, puisque tout le monde se fait tuer, même Linnea Quigley) et le monstre se révèle en effet être d'une extrême platitude.


                                                                                       La créature bien baveuse ...


                                                                                               Le rat en peluche géant ...

                                                                                  Le bébé mutant, débordant de tendresse ...



  Creepozoids puise clairment son inspiration dans Alien, comme le montre le design de la créature, et même la scène où les protagonistes prennent le petit-déjeuner, et que l'un d'entre eux, après après avoir été attaqué par la créature, agonise en laissant échapper un liquide noirâtre. Cependant, David DeCoteau n'est pas Ridley Scott, et on ne peut pas comparer la performance de Linnea Quigley (qui se résume à crier et montrer ses seins) à celle de la combattive Sigourney Weaver. Cependant, à défaut de pouvoir se comparer à un film aussi emblématique que Alien, Creepozoids a au moins le mérite de ne pas se prendre au sérieux et de divertir, ce qui au fond, était peut-être son but avoué.
    Signalons pour terminer que ce nanar à la ringardise totalement assumée (qui a fait les beaux jours des clubs vidéos au début des années 90), s'est vu récemment le luxe de sortir dans un DVD édition "prestige" accompagné de suppléments tels qu'une galerie photo (du film et du tournage), de filmographies du réalisateur et de l'actrice principale, ainsi que de bandes-annonces.

                                                                                         La tanière de la créature.

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus