Titre
original : id.
Nationalité : USA- France
Genre : Fantastique
Année : 1998
Réalisateur : Graham Baker
Acteurs : Christophe Lambert, Rhona Mitra, Oliver Cotton, Gotz Otto, Patricia Velasquez, Roger Sloman, Layla Roberts, ....
Réalisé en 1998 par Graham Baker (La Malédiction finale, Alien nation), Beowulf est l'adaptation du
poème épique anglo-saxon eponyme. Dans un monde hors du temps, où règne la barbarie la plus cruelle, une forteresse assiégée se retrouve en proie aux forces du mal. Chaque nuit, une créature
immonde décime les habitants du château. Seul un mystérieux guerrier du nom de Beowulf (Christophe Lambert) ose la défier ...
Cette version de la légende de Beowulf (qui puise ses origines dans la mythologie nordique) précède celle qui fut réalisée en 2005. La particularité du film de Graham Baker est que
l'histoire de son film prend place dans un monde médiéval/futuriste, un assemblage des époques qui n'est pas sans rappeler Mad Max. La jaquette du DVD fait d'ailleurs référence à
un croisement entre ce film, Blade et Mortal Kombat (là pour le coup, on peut craindre le pire ...).
Christophe
Lambert sur son cheval : "Où suis-je?"
Dès le début du film, le ton est donné. Nous assistons à une scène de nuit, avec une attaque de la créature, qui décime les soldats de la forteresse. Dans la suivante, une
fille s'enfuit du château, puis est capturée par l'armée adverse. Ils veulent alors la tuer pour la débarrasser du mal qui est en elle. Voilà donc la malheureuse qui se retrouve attachée,
condamnée à être découpée par ... une lame de rasoir géante! Eh oui, Beowulf s'apparente plus à de la série Z qu'à un film épique. Musique techno, décors en carton-pâte (sans
compter les costumes des figurants ...), mise en scène chaotique (les scènes de combats sont d'une extrême platitude), et effets spéciaux très laids (le monstre en image de synthèses n'est qu'une
bouillie numérique difforme à l'écran) , tous les ingrédients sont réunis pour en faire un mauvais film.
Christophe Lambert qui dégaine son arme
Quand au scénario, il se révèle vite ennuyeux, entretenu par des dialogues à la limite de la débilité (le dialogue entre Beowulf et la mère du monstre est à ce sujet hilarant) et des
personnages peu intéressants. Le film est truffé d'incohérences. Le "suspense" autour de l'identité et des origines de Beowulf tombe à plat, de même que les apparitions du monstre, qui sont
relèvent plus du comique involontaire que de la peur.
Outre un Christophe Lambert monolithique et inexpressif, on retrouve au casting Rhona Mitra (Doomsday, Underworld 3) qui à l'époque avait servi
de modèle au personnage de Lara Croft pour la série des jeux vidéo "Tomb Raider". Sans doute la raison pour laquelle elle se promène tout le long du film avec un décolleté plongeant. On notera
également la présence au générique de Patricia Velasquez, future maîtresse du pharaon dans La Momie et Le Retour de la momie.
Rhona Mitra et son décolleté : une forte présence à l'écran
Beowulf est sorti en salles en avril 1999. Descendu par la critique, il a pourtant atteint aujourd'hui le statut de film culte. En effet, de par son comique
involontaire et de par tous ses défauts et sa ringardise, le potentiel de sympathie de ce film reste indiscutable, tout comme son apparente médiocrité.
DOOMSDAY (2008)
Titre
original : id.
Nationalité : Grande-Bretagne
Genre : Fantastique
Année : 2008
Réalisateur : Neil Marshall
Acteurs : Rhona Mitra, Bob Hoskins, Malcolm McDowell, Adrian Lester, Alexander Siddig, Craig Conway, MyAnna Buring, Lee-Anne
Liebenberg, Nora-Jane Noone, ...
Doomsday est un film britannique réalisé en 2008 par Neil Marshall, et mettant en vedette Rhona Mitra, Bob Hoskins et
Malcolm McDowell.
Au printemps 2008, un virus mortel frappe l'Ecosse. Pour empêcher la propagation de l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable, condamnant ainsi les rares
survivants à l'isolement.
Trente ans plus tard, lorsque le virus réapparaît en plein coeur de Londres, un commando de choc, commandé par le major Eden Sinclair (Rhona Mitra), est envoyé en Ecosse parmi les
survivants. Leur mission est de trouver un éventuel vaccin contre le virus, mais ils vont traverser un pays ravagé par une sanguinaire guerre des gangs.
Déjà réalisateur de Dog Soldiers et de The Descent, Neil Marshall livre avec Doomsday un film d'anticipation qui n'est pas sans rappeler
les séries B américaines des années 70 et 80. Le scénario n'est pas sans rappeler celui de Mad Max, ou même d'autres productions plus récentes, telles que 28 jours plus
tard et Resident Evil. Ainsi, le film de Neil Marshall propose un univers futuriste totalement imaginaire et fantaisiste. Si le Londres de 2035 est un immense ghetto
urbain pollué et surpeuplé, l'Ecosse est quant à elle divisée en plusieurs gangs rivaux. Ainsi, le clan de Sol (Craig Conway) évoque le mouvement punk des années 80, alors que les partisans du
docteur Kane (Malcolm McDowell) vivent comme à l'époque médiévale dans un château fortifié.
Epidemie dans les ghettos de Londres
A l'instar de ce mélange d'époques, Doomsday s'affirme également comme un mélange des genres, à la fois film d'action (par de nombreuses scènes de combat), film de
science-fiction (par l'aspect futuriste), et film d'horreur (quelques scènes gore violentes, et le cannibalisme pratiqué par la tribu de Sol). Au final, on obtient un immense patchwork, souvent
fantaisiste, mais que Neil Marshall réussit cependant à rendre cohérent.
L'Ecosse, une terre sauvage et inhospitalière
Certes, le film, de par ses références à d'autres oeuvres (citées plus haut) ne brille pas toujours pas son originalité et n'évite pas certains clichés. Pourtant, son aspect totalement
décomplexé rend l'ensemble très divertissant. Autre point positif ; les personnages principaux sont assez bien développés, et les dialogues sont dans l'ensemble très corrects.
Le gros avantage de Doomsday est de bénéficier d'un casting attractif, composé notamment de Bob Hoskins, Malcolm McDowell et Adrian Lester. On remarquera la présence
de l'actrice Nora-Jane Noone, déjà présente dans le dernier film du réalisateur, The Descent. Enfin, la présence de Rhona Mitra (Underworld 3) dans le
rôle principal apporte beaucoup. L'actrice, qui trouve ici un rôle à sa mesure, capable d'assurer les scènes d'action (effectuant certaines cascades elle-même), en plus de livrer d'un très
bon jeu d'actrice. Une manière de prendre sa revanche sur le rôle de Lara Croft qu'elle n'a jamais eu au cinéma.
Rhona Mitra et Bob Hoskins
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