Cybil Bennett (Laurie Holden), la belle motarde de la police
Au niveau de l'interprétation des acteurs, malgré un excellent casting, le jeu des comédiens -mal dirigés- est loin d'être exceptionnel. Ainsi, Radha Mitchell, dans le
personnage de Rose, ne se montre pas toujours convaincante. Laurie Holden, dans le rôle de Cybil Bennett, s'en tire un peu mieux, de même que Deborah Kara Unger, qui interprète Dahlia
Gillespie. Quant à Sean Bean, sa présence au film se révèle finalement peu indispensable (le casting original ne comportait que des actrices, mais la production imposa la présence d'un
personnage masculin). La révélation du film reste la jeune Jodelle Ferland, qui interprète le double rôle de Sharon et d'Alessa.
Alessa (Jodelle Ferland), l'enfant du démon
Silent Hill, malgré quelques faiblesses, est donc au final un bon film fantastique. Sa beauté graphique et son ambiance apocalyptique ne suffisent pas à
en faire un chef-d'oeuvre, mais pour une adaptation de jeu vidéo, le résultat se révèle hautement satisfaisant. Une suite est actuellement en préparation, bien qu'il ne soit pas sûr que
Christophe Gans en assure la direction.
L'une des créatures terrifiantes de Silent Hill
THE MIST (2007)
Nationalité : USA
Genre : Fantastique
Année : 2007
Réalisateur : Frank Darabont
Interprètes : Thomas Jane, Laurie Holden, Marcia Gay Harden, Andre Braugher, Toby Jones, Jeffrey DeMunn, William Sadler, Alexa Davalos,
Nathan Gamble, Chris Owen, ...
The Mist est l'adaptation de la nouvelle
Brume, publiée par Stephen King en 1985. Réalisé par Frank Darabont
(qui avait déjà signé deux adaptations du romancier,
Les Evadés et
La Ligne Verte), le film met en scène les personnages de David Drayton et son
jeune fils Billy, qui se retrouvent pris au piège dans un supermarché en compagnie d'autres habitants terrorisés, tandis qu'une brume étrange semble envelopper une petite ville du
Maine. David ne tarde pas à s'apercevoir que le brouillard est peuplé d'inquiétantes créatures... Leur seule chance à tous de s'en sortir consiste à s'unir. Mais est-ce possible quand on
connaît la nature humaine ? Alors que certains cèdent à la panique, d'autres se regroupent autour de Mme Carmody, une fanatique religieuse qui voit dans la brume et ses crétures,
une punition divine. Un huit-clos terrible s'installe alors parmi les rescapés.
Les
clients du supermarché, surpris par l'arrivée soudaine de la brume.
Le premier point positif de The Mist réside dans son casting. Frank Darabont a ici réuni d'excellents acteurs, parmi
lesquels Marcia Gay Harden (Mystic River), Laurie Holden (qui avait déjà tourné sous la direction du réalisateur dans The Majestic et revue ensuite dans
Silent Hill) ou encore Andre Braugher (de la série TV "Homicide"). Dans le rôle principal, nous retrouvons Thomas Jane (The Punisher), qui malgré un jeu
parfois limité, réussit tout de même à se montrer convaincant.
David
Drayton (Thomas Jane), son fils Billy (Nathan Gamble) et Amanda Dunfrey (Laurie Holden)
Mais
The Mist se caractérise surtout par sa réalisation nerveuse. Darabont filme caméra à l'épaule, se concentrant sur ses acteurs et sur l'environnement
réduit du supermarché, où sont retranchés les habitants de la ville. Sa réalisation, directe et brute, sert un récit qui ne l'est pas moins. Peu à peu, alors que les créatures émergent de
la brume et que la panique gagne les survivants, la tension ne cesse de monter. Le scénario accorde en effet une grande place à la psychologie des personnages, et à leurs réactions
respectives face à une situation de crise.
La
redoutable Mme Carmody (Marcia Gay Harden)
Parmi les clients réfugiés dans le magasin, se distingue la redoutable Mme Carmody (Marcia Gay Harden, excellente), dévote et illuminée, qui ne tarde pas à rallier à sa
cause la majorité de ses semblables. Seuls David et quelques autres parviennent à conserver leur calme dans cette ambiance apocalyptique. Cette tension entre les personnages ne cesse
d'augmenter, aboutissant à un épilogue dramatique. Car c'est bien sa fin tragique, bouleversante, qui fait donne tout son sens à
The Mist.
Frank Darabont signe là un authentique film de monstres, à l'ancienne (malgré des effets spéciaux parfois peu convaincants), mais livre également une vision remarquable de la nature
humaine. Il montre que les gens, confrontés à un évènement surnaturel et à la peur, peuvent se montrer tout aussi incohérents et sanguinaires que les monstres tapis dans la brume.
Au final,
The Mist est un véritable chef d'oeuvre du cinéma de genre, et mérite amplement de figurer aux côtés de classiques comme
The Fog, de
John Carpenter.
Perdus
dans la brume